Ce plasturgiste va regrouper l’ensemble de ses activités sur un site unique de 17 000 m² couverts, plus en rapport avec son développement.

EMI double sa surface

Installé à Hésingue (Haut-Rhin) dans la région des trois frontières (France – Allemagne – Suisse), EMI (Étude Moule Injection) possédait jusqu’à présent cinq sites de production, tous certifiés ISO 9001, représentant au total une surface de près de 8 500 m² couverts. Dans les prochains mois, l’ensemble des activités de ces sites seront regroupées dans une seule usine de 17 000 m², située à Saint-Louis-La-Chaussée, à proximité de l’aéroport de Bâle/Mulhouse, et représentant un investissement de près de 15 millions d’euros. Conçue pour améliorer les flux et fonctionner progressivement en mode Industrie 4.0 avec plus d’automatisation et moins de pénibilités au travail, elle va permettre l’embauche d’une vingtaine de nouveaux salariés (Ouvriers, Techniciens et ingénieurs) qui seront en charge de maximiser sa productivité.

Société familiale, créée en 1995 par Jean-Pierre Wissler dans la continuité du mouliste fondé par son père à Neuwiller, EMI est un plasturgiste qui « bénéficie de la flexibilité et du sens de l’innovation français et de la rigueur allemande », selon son président. Son offre globale inclue depuis l’étude jusqu’à la mise au point du projet, de l’idée à la production des pièces en série. Elle comprend le développement pièce, la conception et réalisation des outillages nécessaires à la production, le moulage, le marquage et autres opérations aval ainsi que les montages et assemblages éventuels pour la réalisation de sous-ensembles. Un laboratoire de mesures et d’essais intégré assure l’ensemble des essais et tests, notamment les contrôles dimensionnels, tests d’endurance, résistance et vieillissement.

EMI possède une cinquantaine de presses à injecter, essentiellement Arburg et Engel, de 35 à 700 t, mono-, bi- et tri-matière. L’atelier mouliste intégrée, occupe une place centrale avec ses compagnons expérimentés et son parc de machines-outils de dernière génération : usinage 5 axes UGV, électro-érosion à fil et enfonçage palettisé, rectifieuses, mesures 3D, postes FAO Work NC et CAO Pro Engineer. Aptes à mouler à haute cadence des pièces précises au 100e de mm, les outillages réalisés par EMI peuvent également intégrer des opérations d’assemblage ou autres en automatique dans le moule.

EMI a réalisé en 2016 un c.a. de 25.5 millions d’euros avec 130 salariés en servant une clientèle de proximité, française, allemande et suisse (l’export représente 75 %, avec des clients situés dans un rayon de 300 km maxi) à la recherche de prestations de hautes performances.

L’électricité et la connectique représentent près de la moitié des ventes, avec une activité majeure dans l’injection de composants mono ou bi-matières de connecteurs servant au câblage des panneaux photovoltaïques. Pour ces pièces utilisant des polymères certifiés V0 UL94 et répondant à un cahier des charges très strict, EMI assure le contrôle unitaire par caméra, le marquage par tampographie ainsi que d’environ 1,2 million de connecteurs chaque semaine. Des contrôles électriques et diélectriques garantissent la fiabilité de leur fonctionnement.

En croissance, l’automobile représente désormais 20 % du c.a. de l’entreprise. Elle réalise notamment des pièces pour l’insonorisation de la carrosserie par surmoulage d’un insert en PA par une matière expansible. Pour cette application, l’atelier s’appuie entre autre sur une nouvelle presse Engel de 700 t tri-matière dotée d’automatismes et de systèmes de préhension développés en interne. Bâtiment, chimie, sports et loisirs complètent ce panorama des principaux marchés d’EMI.

Pour accroître son c.a., EMI s’est lancé récemment dans deux nouveaux projets. Souhaitant se positionner dans le médical, l’entreprise a démarré un projet de collaboration avec la start-up lyonnaise en biotechnologie, Maat Pharma, destiné à la gastroentérologie post- traitement de cancers. Le projet arrive au stade industriel et les premiers équipements vont être produits. EMI dispose actuellement d’une salle blanche pour cette production et d’autres potentiellement.

Elle a entamé également une diversification dans le moulage des composites à base de tôle organique (Organo-Sheet). Son projet Thermoplastic Composite Overmolding (TCO) consiste à combiner le formage d’un matériau thermoplastique composite à base de fibres tissées continues avec le moulage de fonctions complémentaires en une seule étape dans le même outillage. Ce process peut être utilisé pour produire une large variété de pièces structurelles. Il devrait contribuer à réduire de manière drastique le poids des pièces automobiles tout en offrant des coûts de fabrication réduits. Ce projet a récemment débouché sur la production d’une pièce série en composite thermoplastique à base de fibres verre tissées continues avec nervures de renforts, clips et pattes de fixation, surmoulage d’une colle structurelle moulée en une étape dans le même outillage pour un grand constructeur automobile allemand.

Avec ces deux nouveaux projets, EMI a pour objectif de faire croître, encore cette année, son c.a. d’au moins 10 %.

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